Si Australia a atterrit sur nos pages c’est bien sûr avant tout pour son histoire d’amour, vous vous en doutiez. Deux êtres diamétralement opposés vont apprendre par la force des choses à s’apprivoiser, s’aimer, de séparer, se retrouver… Une histoire finalement très basique et que l’on connait par cœur mais qui prend ici une saveur toute particulière grâce au jeu des acteurs et à la mise en scène de Baz Lhurmann.
- La rencontre
Une chose que j’aime chez Baz Lhurmann (et dans Australia en particulier) c’est l’absence totale de détour, le côté très straight forward de la mise en scène, et la rencontre entre Drover et Lady Ashley en est un parfait exemple. Lui, cowboy du bush Australien tout en muscles, ruisselant de sueur et de bière se battant dans un boui-boui de Darwin pour faire valoir les droits de son ami aborigène. Elle, Lady tirée à quatre épingles, de blanc vêtue, à peine débarquée de son Angleterre natale. Quand les deux extrêmes se rencontrent le fracas est immense, et Lady Ashley de finir à quatre patte ramassant sa lingerie fine au milieu de la poussière. Le ton est donné dès cette première interaction. Les personnages sont posés, l’histoire d’amour est là, prête à naître. Hugh Jackman et Nicole Kidman parfaits dans leurs rôles respectifs nous agrippent pour nous emmener dans cette romance dont on connait dès lors tous les tenants et aboutissants.
- Falling in love
Une autre chose que j’aime chez Baz Lhurmann c’est sa façon de jouer sans retenue avec le sex appeal de ses acteurs (surtout quand l’acteur en question est Hugh Jackman). Il y va ici à grand coup de clichés qui tâchent mais qui se montrent finalement fort efficaces donnant à cette romance un côté sexy et sexué qui l’empêche de sombrer dans la platitude de l’habituel dépassement de préjugés. Récapitulons: Drover est un cowboy qui se douche torse nu dans le bush (la bassine à bout le bras, la mousse dégoulinante, tout ça…) tout en sachant faire son entrée en soirée mondaine en tux blanc (qu’un Bogart ou un Bond n’auraient pas renié). Avant même de tomber amoureuse du personnage qu’elle apprend peu à peu à connaître, Lady Ashley se laisse émoustiller par le corps, l’homme, son sex appeal.
- Vivre ensemble
Au-delà de ce côté sexy dans sa mise en place, ce qui me plait le plus finalement dans cette romance c’est l’aspect si loin, si proche des deux personnages qu’elle préserve. Si Drover et Miss Boss s’installent ensemble à Faraway Downs comme une famille en adoptant Nullah, ils gardent chacun leur indépendance, leurs activités. Si leurs personnalités et perceptions sont teintées par celles de l’autre, elles restent somme toute différentes. Ainsi leur séparation ne viendra pas d’une erreur ou d’une tromperie comme on le voit souvent dans les films romantiques, mais d’une différence de point de vue sur l’éducation de Nullah, rendant le tout plus mature qu’à l’accoutumé. Un Nullah qui devient dans cette deuxième moitié de film un élément clé de l’histoire d’amour puisqu’au-delà du conflit c’est lui qui rendra les retrouvailles possibles.
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Australia (2008) par Tink Again | Love And Movies dit:
[...] clichés autour des personnages (et principalement celui de Drover, j’en ai déjà parlé dans le In Love consacré au film), d’être sans cesse à la limite du trop plein, mais d’assumer ce choix à [...]