Titre original : (500) Days of Summer
Pays : USA
Réalisé par : Mark Webb; Ecrit par : Scott Neustadter, Michael H. Weber
Avec : Geoffrey Arend, Zooey Deschanel, Joseph Gordon Levitt, Matthew Gray Gubler, Chloe Moretz.
Genre : Comédie, Drame, Romance
Je lui donne : ♥♥-

Tom est un romantique. Quand il croise le chemin de Summer, il pense avoir trouvé la femme de sa vie. Mais celle-ci ne croit pas à l’amour et ne veut pas de relation sérieuse…
(500) Days of Summer a reçu tellement de critiques positives (américaines, j’avoue ne pas savoir ce que la presse française en a pensé) que l’on pourrait presque se sentir coupable de ne pas aimer. Même ici, Blythe vous a dit à quel point elle était tombée amoureuse du film.
Je me sens alors un peu comme une Anglaise venant vous parler de ce qui a apparemment été appelé une “alt-romcom”, simplement dû au fait que de l’autre côté de la Manche, le film a reçu un accueil bien plus mitigé.
L’histoire débute en nous annonçant que ce n’est pas une histoire d’amour. Mais, justement, (500) Days of Summer n’est que ça et rien d’autre. Juste à sens unique. Et si Marc Webb a tant voulu promouvoir son film en nous répétant qu’il ne s’agissait pas d’une comédie romantique, il avait raison sur un point : ce n’est pas très drôle, nous jouons plus dans la cour de la dramédie, mais il va être difficile d’oublier la romance quand le film ne développe rien d’autre que la relation amoureuse – de sa naissance à sa conclusion, dans le désordre, s’il vous plait.
Car ils sont jeunes, intelligents et mignons, ils écoutent The Smiths. Et si les goûts musicaux de Tom et Summer ne sont pas forcément très originaux, cela servira à démarrer une relation qui est vouée à l’échec. Les va-et-vient dans le temps mélangent les bons et les mauvais moments avec une certaine aisance, créant ainsi l’originalité d’une histoire au fond on ne peut plus classique.
(500) Days of Summer va étonnamment bien respecter les codes d’un genre qu’il veut pourtant bousculer. Un petit numéro de danse et de chant nous renvoie aux classiques des comédies musicales et aux oiseaux de Disney. La banale scène de karaoké, Tom aigri allant acheter en peignoir sa bouteille, les deux potes inutiles présents pour apporter un autre regard sur la situation, la petite sœur déversant ses conseils si sages et intelligents, la classique scène au bar… Il y a quelque chose de faux dans ce L.A. presque New Yorkais. Et, il n’est pas aidé pas les effets de réalisation, étant eux-mêmes tirés de multiples autres films (difficile de ne pas penser à Amélie Poulain quand le personnage de Summer nous est présenté). Sans oublier la fin, à elle seule, un écho au Annie Hall que ne sera jamais le film et à une masse d’autres histoires romantiques qui ont justement une conclusion similaire.
Il serait médisant de dire que l’histoire ne possède pas ces moments. La scène de rupture ou celle des “retrouvailles” par exemple. Mais si (500) Days of Summer possède un peu de saveur, celle-ci est éphémère.



Blythe dit:
Oh ben je suis déçue, dommage que ça ne t’ait pas plu, et non Amélie Poulain ne me viendrait jamais à l’esprit en pensant à Summer, mais je ne suis pas du tout fan d’Amélie Poulain faut dire…
Après le reste j’ai déjà tout dit dans ma critique (j’ai vu le film 4 fois en tout maintenant et j’adore toujours autant, je le trouve au contraire très drôle, j’adore la scène de karaoké et je pense qu’écouter The Smiths aux USA c’est pas super commun, beaucoup de groupes anglais super connus en France sont peu connus en Amérique, mais limite on s’en tape que leurs goûts soient originaux ou pas, l’intérêt c’est que ce soit les mêmes), bon bref je pourrais parler de ce film pendant des heures ;op
Carole dit:
C’est cool si tu aimes toujours autant! Cela fait partie de mon charme de ne pas aimer ce genre de choses! hihi! Mais, pour compenser, Joseph Gordon Levitt a réussit à me faire aimer Tom, ce qui n’était pas gagné, il pense un peu trop comme une fille pour moi, lol!
Pour Amelie Poulain, ce n’est pas Summer en elle-même, c’est la scène où l’on nous présente le personnage, dont la seule différence avec le style d’Amelie, c’est d’être en noir et blanc.
Quant à la musique, moi, je suis européenne, et quoi qu’on fasse, dans la vie, notre culture fausse notre jugement sur l’oeuvre que l’on regarde, et je pense que c’est un état de fait à embrasser (même si la mienne est purement américaine et anglaise hein!). Un américain regarde comme un américain, idem pour un anglais ou un français. Alors, peut-être que la musique peut donner un côté ‘cool’ aux US, mais The Smiths, quoi! Il a trop insisté sur cela pour moi, c’était un petit peu fatigant.
Hey, cela peut être plus divertissant de confronter nos points de vues! Je peux parler de ce que j’aime, aime moins ou déteste pendant des heures. Y a de l’amour partout dans cette passion, même quand on aime pas le film.
Blythe dit:
Ah mais tout à fait !
Pour la musique, étant française mais vivant au Canada, ce genre de situation est fréquente, par exemple quand j’ai été voir Bloc Party en concert ici, c’était une petite salle (alors qu’à Paris ils font Bercy) et aucun des Québécois que je connais, même avertis en musique, ne connaissait ! Quant aux Smiths, je les écoute mais je connais un paquet de monde, même français, qui ne connaît pas !!
Et oui concernant Tom qui pense comme une fille, les rôles sont clairement inversés entre lui éternel romantique et Summer qui ne veut pas d’attache, cf la comparaison avec Sid et Nancy aussi.